Les sanglots de la rose noire

Mes poemes a l'envie, Ou mon coeur se remplis, D'une tristesse sans nom, Qui tue mon âme pour de bon.

15 septembre 2010

A une mendiante rousse de Baudelaire ( gloire a lui ! )

Poème qui me tient tres a coeur.

A une mendiante rousse de C.Baudelaire.

Pour ecouter un extrait de "la tordue"

A UNE MENDIANTE ROUSSE

Blanche fille aux cheveux roux,
Dont la robe par ses trous
Laisse voir la pauvreté
Et la beauté,

Pour moi, poète chétif,
Ton jeune corps maladif,
Plein de taches de rousseur,
A sa douceur.

Tu portes plus galamment
Qu'une reine de roman
Ses cothurnes de velours
Tes sabots lourds.

Au lieu d'un haillon trop court,
Qu'un superbe habit de cour
Traîne à plis bruyants et longs
Sur tes talons ;

En place de bas troués,
Que pour les yeux des roués
Sur ta jambe un poignard d'or
Reluise encor ;

Que des noeuds mal attachés
Dévoilent pour nos péchés
Tes deux beaux seins, radieux
Comme des yeux ;

Que pour te déshabiller
Tes bras se fassent prier
Et chassent à coups mutins
Les doigts lutins,

Perles de la plus belle eau,
Sonnets de maître Belleau
Par tes galants mis aux fers
Sans cesse offerts,

Valetaille de rimeurs
Te dédiant leurs primeurs
Et contemplant ton soulier
Sous l'escalier,

Maint page épris du hasard,
Maint seigneur et maint Ronsard
Épieraient pour le déduit
Ton frais réduit !

Tu compterais dans tes lits
Plus de baisers que de lis
Et rangerais sous tes lois
Plus d'un Valois !

- Cependant tu vas gueusant
Quelque vieux débris gisant
Au seuil de quelque Véfour
De carrefour ;

Tu vas lorgnant en dessous
Des bijoux de vingt-neuf sous
Dont je ne puis, oh ! pardon !
Te faire don.

Va donc ! sans autre ornement,
Parfum, perles, diamant,
Que ta maigre nudité,Ô ma beauté !

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La rose et le reséda par Louis D'aragon

La Rose et le réséda , par, Louis d'aragon

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Tous deux adoraient la belle prisonnière des soldats
Lequel montait à l'échelle et lequel guettait en bas

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Qu'importe comment s'appelle cette clarté sur leur pas
Que l'un fut de la chapelle et l'autre s'y dérobât

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Tous les deux étaient fidèles des lèvres du coeur des bras
Et tous les deux disaient qu'elle vive et qui vivra verra

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Quand les blés sont sous la grêle fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles au coeur du commun combat

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Du haut de la citadelle la sentinelle tira
Par deux fois et l'un chancelle l'autre tombe qui mourra

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Ils sont en prison Lequel a le plus triste grabat
Lequel plus que l'autre gèle lequel préfère les rats

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Un rebelle est un rebelle deux sanglots font un seul glas
Et quand vient l'aube cruelle passent de vie à trépas

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Répétant le nom de celle qu'aucun des deux ne trompa
Et leur sang rouge ruisselle même couleur même éclat

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Il coule, il coule, il se mêle à la terre qu'il aima
Pour qu'à la saison nouvelle mûrisse un raisin muscat

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
L'un court et l'autre a des ailes de Bretagne ou du Jura
Et framboise ou mirabelle le grillon rechantera
Dites flûte ou violoncelle le double amour qui brûla
L'alouette et l'hirondelle la rose et le réséda

Louis Aragon, La rose et le réséda

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11 juin 2010

Des poemes de MOI cette fois ci UU

-Poesie-

La verité

Parfois le sens profond d'une morale,

Coule,  eau limpide d'une timbale.

Et la reponse en retour,

Me paraît simple comme bonjour.

Mais, est passé un voleur,

Qui me l'as arraché du coeur.

Alors j'en ait sortis une copie de mon cartable,

Petit étoile couleur sable.

Le Printemp

L'odeur

des fleurs,

douces senteurs.

Me chatouille le bout du nez,

et la dure loi de l'hiver est expirée.

Celle du printemp a commencée.

La nature s'epanouie,

verte prairie

fleurie,

Le placard

Les tenèbres ont englobés mon monde,

rue furibonde,

D'une poix houleuse, néfaste, insasiable,

fumée instable,

Qui se repercute chaque secondes,

tonerre qui gronde,

Synonyme de l'antre de mon diable,

irascible et implacable,

Mort.

Souffle de methane,

Tu en vomis quand tu dort.

Avec application je mis damne,

Venin que j'expulse,

Cris qui pulsent,

Mort.

Il vient me chercher,

Mais je reste dans mon coin, caché,

L'ombre s'approche,

Derniers espoirs, je mis accroche.

Seul dans mon placard,

Le teint huileux, blafard.

Un souffle avide expire,

Voeu de me voir périr.

Le démon pousse un cri,

Auquel je repondis,

Hurlement strident,

A vous glacer le sang.

La cachette révelée,

L'enfant put comtempler,

De ses grands yeux apeurés

Ce funeste destin qui l'appelait,

La mort.

Amas d'os et d'odeurs putrides,

orbites vides,

vision d'effroi,

pour

UNE

fois.

Expression de tendresse,

douce caresse,

Coeur arraché.

Notre enfant si bien caché,

Que son paternel avait retrouvé.

Enfuis dans ses rêves,

Tout n'était que stratège.

Dans un placard il s'était endormi,

En proie a un sentiment d'asphyxie,

Notre macabre conte il s'était imaginé.

Un père se reconciliant avec son petit,

Injustement puni,

pour avoir fait pipi au lit.

By Akuma-Haiiro

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Le sang de la Rose noire.

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poeme piqué sur un blog un soir ( je sais plus lequel :s)

pour ceux qui aime lycilia art ou voudrai en connaitre d'avantage : http://www.lycilia-art.de/

Tu es apparue dans la nuit
A l'orée d'une boisette
Veuve et désenchantée
Au cœur des roses
Couleurs arc-en-ciel
Tu étais la seule Rose Noire
La plus en beauté
Au parfum angélique et capiteux
Jalousée par les tiens
Elles t'ont estropiée
Ton sang noir a vicié
Le terroir embrumé
Et tes pétales se sont avachis
Mais au lever du jour
Le soleil t'a restituée
La vie
La belle atourneuse à la robe noire
T'a moissonnée, t'a choyée
Et t'a ressuscitée
Et tu es redevenue
La plus amante des roses
La Rose Noire
Au parfum angélique et capiteux...

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Douce melancolie

Quand le désir de ma haute pensée ( Pontus de TYARD )

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Quand le désir de ma haute pensée,

Me fait voguer en mer de ta beauté,
Espoir du fruit de ma grand' loyauté,
Tient voile large à mon désir haussée.

Mais cette voile ainsi en l'air dressée,
Pour me conduire au port de privauté,
Trouve en chemin un flot de cruauté,
Duquel elle est rudement repoussée.

Puis de mes yeux la larmoyante pluie,
Et les grands vents de mon soupirant coeur,
Autour de moi émeuvent tel orage

Que si l'ardeur de ton amour n'essuie
Cette abondance, hélas, de triste humeur,

Je suis prochain d'un périlleux naufrage

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Oayoh tout le monde ;)

Bijour, bijour !

ICI c'est mon blog de poemes, artiste dans l'ame, ma creativité deborde parfois de bizarries, un blog de dessins , avec des poemes c'est de trop. Alors j'ai decidé d'en faire un, special avec mes peomes le plus souvent, et quelques fois avec ceux qui mon touchés, bonne aventure dans mon monde... pret a devenir fou?

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